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Bien nourrir son cerveau




Un documentaire d'ARTE invite à utiliser l'alimentation pour optimiser notre état mental :

Bien nourrir son cerveau, Raphaël Hitier, ARTE 2018, documentaire 53 mn,


La neuro-nutrition s'intéresse à l'influence de ce qu'on mange sur notre santé mentale. De nombreuses observations empiriques suggèrent une forte influence des sucres raffinés, de certains acides aminés et des graisses sur le comportement psycho-social (agressivité, anxiété, respect des règles, réaction à l'injustice) et cognitif (mémoire, prise de décision). Et ceci dès la vie intra-utérine...

  • Les oméga-3 (acides gras poly-insaturés), par exemple, améliorent les propriétés électriques des neurones. Lorsqu'ils sont suffisamment alimentés en oméga-3, les neurones transmettent les signaux plus vite et le réseau neuronal est plus efficace. Il est aussi plus ramifié et plus connecté que chez un cerveau carencé en oméga-3.

  • La présence dans le sang d'acides aminés tels que la tyrosine détermine la production de dopamine, protéine assurant la communication entre les neurones impliqués dans la motivation et la prise de risque.

  • Des expériences montrent que, toutes choses étant égales par ailleurs, l'ingestion d'un repas riche en protéines (taux élevé de tyrosine sanguine, notamment) favorise les décisions tolérant le risque ou une situation inéquitable, contrairement à l'ingestion d'un repas riche en glucides (tyrosine sanguine faible).

  • Les rats suralimentés en graisses et en sucres ont une mémoire dégradée (réussissent moins bien les tests d'orientation spatiale). Cette suralimentation, en favorisant un processus d'inflammation cellulaire, provoquerait une dérégulation des cellules microgliales qui sont chargées d'éliminer les débris de neurones morts : elles se mettraient à éliminer aussi les neurones vivants et fonctionnels, et donc à participer à la destruction des réseaux neuronaux.

L'accoutumance au sucre a été testée chez le rat, chez qui elle s'avère nettement plus forte que l'accoutumance aux drogues dures (cocaïne, héroïne).


Ces observations ont de nombreuses implications sur la compréhension qu'on peut avoir de la santé et de la transition écologique.


Le documentaire fait souvent allusion à la "junk food" à base de graisses saturées, de sucres raffinés et d'aliments très transformés en général. Il rappelle que certaines carences sont endémiques dans les pays industrialisés, comme la carence en oméga-3, que le corp humain ne sait pas synthétiser. Tout comme les carences en vitamines et minéraux, favorisées par les pratiques de fertilisation minérale simplifiée et le raffinement excessif des aliments.




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